PATRIMOINE ET HISTOIRE

_________________________________________________________________

Patrimoine remarquable

L'église et sa croix classée du XVIIIe siècle

- Eglise: construite au VIIe siècle, dédiée à Saint Symphorien (martyrisé à Autun vers 200, pour avoir refusé l'adoration au cours d'une fête de Vénus). Clocher restauré en 1831, à flèche quadrangulaire. Cloche en bronze de 1738, classée.

- Croix de pierre du cimetière datant de 1713, classée.

 

 

 

Le pont sur la Seille (direction Blandans) érigé en 1782

Deux oratoires et plusieurs maisons historiques

 

Les châteaux de DOMBLANS, BLANDANS et LA MUYRE

 

- Château de Domblans: château médiéval, entouré d'un côté par la Seille et de l'autre par un large fossé. Exploitation actuelle: discothèque "Le Babylone".

 

- Château de Blandans: XVe siècle, remanié au XIXe et au XXe siècle.

 

- Château de la Muyre: maison forte du XIIe siècle, construite sur des ruines gallo-romaines. Propriété des Comtes de Grivel depuis 1624. La restauration du château a été réalisée par le Comte Claude de Grivel (1907-1976), en collaboration avec une équipe de Compagnons pendant 20 ans. Il est entouré d'un magnifique parc de 38 ha.

 

 

La grande fontaine de BLANDANS récemment restaurée.

Un peu d'Histoire

La vallée de la Seille était habitée dès l’époque celtique. Durant l’Empire Romain, le Val de Voiteur devint une terre fiscale. Le territoire de Domblans recèle de 20 à 30 sites archéologiques : de nombreux objets ont été retrouvés en Villan, à la Sarazine, en Rochette et à la Voute.

- durant l'Empire Romain: la forêt du Vernois et  le val de Voiteur était une terre fiscale. Le territoire de Domblans recèle de 20 à 30 sites archéologiques: de nombreux objets ont été retrouvés en Villan, à la Sarazine, en Rochette et la Voute. Des voies romaines traversaient le territoire pour aboutir au Gué Farou.

- sous les rois bourguignons: le château de Blandans de l'époque, aujourd'hui rasé, était le chef lieu d'une prévôté.

 

Le château de Domblans (actuellement discothèque) est établi depuis 1446 sur les vestiges d'un édifice plus ancien. Henri IV y aurait séjourné en Août 1595.

 

 

 

 

-  le 31 décembre 1821,  fusion autoritaire des villages de Blandans, Domblans et La Muyre.

 

 

 

Proche du château, l'église (édification antérieure au Xe siècle) avec sa croix classée érigée en 1713, et un vénérable tilleul sous les ombrages duquel se tenaient, sous l'Ancien Régime, la plupart des réunions communautaires.


 

Natifs, Habitants et Personnages célèbres.

- Philibert de Vaultravers:Il était seigneur de Domblans mais aussi de Charrin, Verges et Montfort, gentilhomme de la maison de Charles Quint, châtelain et gouverneur de Château-Chalon et du val de Voiteur. L'effigie du défunt est représentée en relief sur sa pierre tombale située à l'intérieur de l'église. Il mourut vraissemblablement en 1587.

- Désiré Monnier (1788-1867): Archéologue et littérateur, un des premiers historiens du Jura,. il s'est intéressé aux légendes comtoises et plus particulièrement à celles du canton d'Arinthod, où demeurait une de ses correspondantes: Madame Palmyre. Résidant à Domblans depuis le début du printemps 1827, dans la belle et grande maison de famille de son épouse, née Beaupoil, Il fut Inspecteur des monuments historiques pour le Jura et maire de Domblans.C'est un notable cultivé, travailleur rigoureux et infatigable, doté d'une grande sensibilité qu'il exprime au travers d'une production artistique ( poésie, aquarelle). Il décède à Domblans, le 10 Octobre 1867, à l'âge de 79 ans.  Sa pierre tombale, restaurée par les soins de la Société d'Emulation en 1968, est l'une des rares qui subsistent dans l'ancien cimetière.

 

- Marie-Louise Mignerot  épouse Gagneur , fille de Corneille Mignerot (rentier) et de Césarine née Martin (militante et disciple fidèle de Charles Fourier),  voit le jour à Domblans, le 25 Mai 1832. Ecrivain, noveliste féministe et laîque, à l'âge de dix-huit ans, elle écrit un essai sur les associations ouvrières qui attire l'attention de Vladimir Gagneur, un député de la Chambre, qui la demande en mariage et l'épouse. Auteur de romans et de nouvelles, on lui doit: Un socialiste, La lutte contre la tendance catholique, Une échéance (1859), La noire croisade (1865), L'histoire d'un prêtre (1882), Le crime de l'Abbé Maufrac (1882). Marie-Louise Gagneur s'est éteinte en 1902 à Paris, sa dépouille mortelle fut crématisée et repose dans le columbarium du Père-Lachaise. Sa fille, Marguerite Gagneur dite Syamour, née à Bréry en 1857, était sculpteur de talent.

                                             Illustration  Encyclopédie de l'Université 1902